Nénuphar en Provence

Les belles fleurs blanches (Nymphae alba), jaunes (Nuphar lutea), bleues (Nymphea caerula), roses et fuchsia illuminent de plus en plus les jardins publics et privés de Provence. – Le nénuphar est également un symbole fort en Méditerranée. Il tire ses racines spirituelles de l’Inde et de l’Égypte.

Le nénuphar est difficile à définir

– Ce type est difficile à saisir pour les scientifiques et les linguistes. – Les scientifiques distinguent Nymphaea et Nuphar. Le grand larouse donne « le nom habituel de deux étangs et étangs de nénuphars, l’un à fleurs blanches (Nymphea), l’autre à fleurs jaunes (Nuphar), avec une souche au fond et des fleurs et feuilles flottantes ». L’académie française a tenté à plusieurs reprises de définir son orthographe. – De 1762 à 1935. L’académie française l’écrit Nénufar et privilégie le mot arabo-persan nīnūfar. – En 1935, la police Water Lily a été adoptée en référence aux nymphes.

Que disent les jardiniers? – Pour les jardiniers, les nénuphars et les nénuphars (nénuphars indigènes ou petites fleurs) sont avant tout l’allié précieux du propriétaire d’un étang. – Avec leur cycle de végétation et leur floraison, ils apportent ombre et fraîcheur à la piscine au meilleur moment de la saison et savent oublier le reste du temps.

Tradition égyptienne

– Le papyrus et le lotus sont deux plantes aquatiques. – Ces plantes représentent les royaumes de la Haute et de la Basse Egypte.

– Selon le mythe égyptien de la création du monde, le lotus provenait du limon d’origine et de sa coupe le divin créateur. – La fleur de lotus s’ouvre au lever du soleil et se ferme au coucher du soleil. – Cette fleur symbolise ainsi le dieu du soleil et l’expansion de la lumière du limon d’origine.

– Le lotus est également le lieu de naissance et la couche de mariage d’Isis et d’Osiris. – Le lotus symbolise également la naissance et la renaissance après la mort. – C’est pourquoi le lotus orne les piliers des monuments de l’architecture égyptienne. – La colonne symbolise l’axe de l’univers à partir duquel tant de rayons de lotus représentent le plein développement de la manifestation du monde.

– Le lotus bleu était plus apprécié que le lotus blanc en raison de la douce odeur qu’il dégage. Cette odeur est considérée comme similaire à celle de la vie divine. – Attribut de Nefertem, dieu de Memphis et «maître des parfums», le lotus bleu s’appelait «nen-nufer», origine du nom français «nénuphar». – La réalisation des possibilités d’être est souvent symbolisée par la floraison d’une fleur à la surface des « Eaux ». – Ce sont les « eaux primitives », qui dans leur première et originale unité contiennent toutes les possibilités de réalisation. – Cette fleur est généralement un lotus à l’est, une rose ou un lis à l’ouest.

Symbolisme du lotus

– La fleur en général et le lotus en particulier sont des symboles de l’accomplissement spirituel de l’être, des profondeurs sombres associées aux « Eaux Inférieures » à la pleine floraison dans la pleine lumière des « Eaux Supérieures ». – Cette performance est basée sur la graine (premier germe ou œuf au monde), qui s’ouvre sous la forme d’un bouton (éclosion de l’œuf) et se développe en pleine floraison. – La fleur incarne le principe de manifestation féminin ou passif, qu’elle adapte à un vase, une tasse ou un vase qui maintient l’influence du principe masculin ou actif. – Cette distinction entre principes passifs et principes actifs se retrouve dans les différentes formes traditionnelles: Prakriti / Purusha en Inde, Yin / Yang en Chine, femme / homme en Occident.

– La combinaison de ces deux principes donne lieu à la manifestation de l’être et à toutes ses possibilités de réalisation sous toutes ses formes traditionnelles.

Alors nénuphar et lotus, est-ce la même chose?

Pas vraiment… cependant…

– En botanique, le lotus en français signifie diverses plantes, arbres, arbustes ou herbes, terrestres ou aquatiques, qui portaient déjà ce nom dans l’Antiquité. – Le nom est dérivé du lotus en grec et du lotus en latin.

– Enfin, la nomenclature botanique nous aide à comprendre ce que c’est en listant les formes de lotus. C’est ainsi que l’on retrouve nos nénuphars parmi les Nymphaeaaceae. – En passant devant nous, notons la présence de l’épine du Christ dans cette famille.

Lotus d’arbre

Arbre de jujube, arbre lotophage. Lotus, lotus africanus, lotophagorum arbor, lotus sinus nucleus; Ziziphus lotus (L.) Lam. (Syn. Rhamnus Lotus L.). Rhamnaceae. Épine du Christ, jujubier de Palestine. Lotus paliurus, Paliurus cyrenaïcus; Ziziphus spina-christi (L.) Desf. (Syn. Rhamnus Spina-Christi L.). Rhamnacées Micocoulier de Provence. Lotus italica, Celtis; Celtis australis L. Ulmaceae Plememinier, faux lotus. Lotus, sive faba græca; Diospyros lotus L. Ebenaceae

Lotus herbacé aquatique

Lotus sacré, lotus indien, haricot d’Egypte, muguet. Lotus sacra, Faba ægyptiaca; Le lotus sacré (Nelumbo nucifera) Nelumbo nucifera Gaertn. (Syn. Nymphæa Nelumbo L.). Nelumbonaceae. Lotus américain, lotus jaune. Plante inconnue des anciens; Nelumbo lutea Willd. Nelumbonaceae. Lotus d’Egypte ou Tiger Tiger. Lotus, sive colocasium; Nymphaea lotus L. Nymphaéaceae. Lotus bleu. Lotus (cyanus); Nymphaea caerulea Savigny. Nymphaeaaceae.

Lotus herbacé terrestre

Taro, Colocase, chou chinois. Colocasium Niliacum olus; Colocasia esculenta (L.) Schott (syn.Colocasia antiquorum Schott; Arum Colocasia L.).